Après des études de littérature allemande, en France et en Allemagne, je me suis plongé dans la passionnante lecture de Freud.

Lacan est ensuite venu, avec ses séminaires, ses écrits. Je le trouvais audacieux, contemporain. Enfin il y avait pour moi du neuf dans la lecture que l'on pouvait faire des faits humains.

Ce que j'ai toujours apprécié de Lacan, et que je retrouve à chacune de mes lectures, c'est la vivacité de son ton, l'inattendu de son esprit. Il a le goût d'être là où on ne l'attend pas.

Mes études de psychologie sitôt finies, je me suis installé en libéral et j'ai commencé à travailler en centre médico-psychologique, auprès d'enfants et d'adolescents. Et de leurs familles. Je suis par ailleurs membre de l'Envers de Paris.

Aujourd'hui je reçois enfants, adolescents et adultes dans le 19 ème arrondissement de Paris. Je peux recevoir des personnes hispanophones.

Pour me joindre : 06 63 82 49 18

 

 


 

Jacques Lacan, sur la pratique de la psychanalyse 

 

"Le névrosé est un malade qui se soigne avec la parole, et avant tout avec la sienne. Il doit parler, raconter, s'expliquer lui-même. Freud définit la psychanalyse comme l'assomption de la part du sujet de sa propre histoire, dans la mesure où elle est constituée par la parole adressée à un autre. La psychanalyse est le règne de la parole, il n'y a pas d'autre remède. Freud expliquait que l'inconscient n'est pas tant profond qu'inaccessible à l'approfondissement conscient. Et il disait que dans cet inconscient, celui qui parle est un sujet dans le sujet, transcendant le sujet. La parole est la grande force de la psychanalyse."

 

"Je pense à tous les patients que j'ai vu passer sur le divan en quarante années d'écoute. Aucun, en quelque mesure n'est semblable à l'autre, aucun n'a les mêmes phobies, les mêmes angoisses, la même façon de raconter, la même peur de ne pas comprendre. L'homme moyen, qui est-ce? Moi, vous, mon concierge, le président de la République?"

 

Extraits de "Entretien au magazine Panorama, questions d'Emilio Granzotto", publié en 1974. Traduit de l'italien par Paul Lemoine.

in : La cause du désir, n°88, Navarin éditeur, 2014