psychose

"Le psychotique et le psychanalyste", un ouvrage de Jacques Borie

Parmi mes lectures de cet été, il en est une qui se détache tout particulièrement : il s’agit du livre « Le psychotique et le psychanalyste » paru cette année aux éditions Michèle et dont l’auteur, Jacques Borie, est psychanalyste, membre de l’Ecole de la Cause Freudienne. Cet ouvrage, comme le titre l’annonce, est consacré à cette rencontre, des plus singulières, entre le sujet psychotique et le psychanalyste. L’auteur y déroule un développement articulé autour des questions : comment une telle rencontre est-elle possible ? Comment le psychanalyste y est-il concerné? Quel transfert possible avec le sujet psychotique ? Quel usage le psychotique peut-il faire du psychanalyste ? Ou encore : que nous apprend le psychotique du réel dont il pâtit ?

 

J borie

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Qu'est-ce que le transfert, en psychanalyse?

Lorsque Freud prononce ses « Conférences d’introduction à la psychanalyse », dans les années 1915-1917, il a déjà posé les jalons de ce qu’il appelle le narcissisme dans son article Pour introduire le narcissisme (1914). Il n’a pas encore défini la seconde topique, puisqu’il le fera dans son essai Le moi et le ça (1923) mais il en a défini les premières lignes, avec les instances du moi et de  l’idéal du moi. Enfin, ces conférences s’intercalent entre la première théorie pulsionnelle et la seconde. La première théorie pulsionnelle propose une répartition de la vie pulsionnelle en pulsions d’auto-conservation (ou pulsions du moi) et pulsions sexuelles, le conflit psychique étant un conflit entre ces deux ordres. La seconde théorie pulsionnelle, élaborée dans Au-delà du principe de plaisir (1920), ajoute à cette première théorie la partition pulsion de vie / pulsion de mort. Il faut attendre les années 1920 pour que Freud décrive sa seconde topique, qui correspond à un découpage de l’appareil psychique en instances : ça, moi, surmoi.

 

 

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