Pratique de la psychanalyse

La psychanalyse, avec Freud 

 

Sigmund Freud a défini l'inconscient à partir des cures qu'il a menées, notamment avec ses premières patientes hystériques. Il a ainsi inventé les premières coordonnées d'une nouvelle discipline, la psychanalyse, et de la pratique qui lui est liée, la cure. Il a désigné une règle fondamentale de la cure : la libre association. Le patient est invité à donner libre cours à ses idées, en mettant en suspens, autant que faire se peut, son jugement critique. Du côté de l'analyste, une règle s'impose : l'abstinence. Le seul acte de l'analyste, c'est l'interprétation. C'est donc au niveau d'un dire que se situe son acte. Et c'est ce qui fonde son efficacité, partant du postulat que nous sommes des êtres parlants, et que c'est par la parole que le sujet se constitue.

 

Freud

 


La psychanalyse, après Freud et avec Lacan

 

A la suite de Freud, les psychanalystes - pas tous, mais en grand nombre tout de même - ont voulu rigidifier les règles de la psychanalyse, ce qu'ils ont appelé les"conventions" ou encore les "standards" de la cure : durée fixe des séances, nombre fixe de séances par semaine. C'était sans compter sur la singularité de chaque analysant. Jacques Lacan, à partir des années 1950, a dénoncé cette rigidification : il a mis en valeur l'importance de la séance à durée variable, non liée à l'observance stricte du chronomètre, mais aux dires du patient. Pas de durée fixe de la séance donc, mais une durée variable, qui sait prendre acte de ce qu'y dit l'analysant. En introduisant la pratique des séances à durée variable, Lacan a rénové - et réveillé - la pratique analytique. Dans l'orientation lacanienne, jamais une séance ne ressemble à une autre. La psychanalyse doit rester une pratique de réveil, non d'endormissement.

 

 


 

Coût et durée d'une analyse 

On a beaucoup dit sur le coût d'une analyse. Il ne faut pas penser qu'il faille dépenser beaucoup pour faire un tel travail. Le prix des séances est fixé au cas par cas, en fonction de ce que chacun se dit prêt à y mettre, qu'il soit étudiant, qu'il travaille ou qu'il soit temporairement au chômage. Une séance d'analyse présente un coût. Mais le symptôme du sujet, lui aussi, a un coût, parfois très élevé, non chiffrable en tout cas. Parfois le sujet paye très chèrement sa souffrance. Alors, qu'est le coût d'une psychanalyse au regard de cette souffrance?

 

Divan 1

 

Enfin, la durée. On peut vouloir faire un travail plus ou moins bref, d'une ou deux années. D'autres personnes voudront d'emblée s'engager dans un travail plus long. Encore une fois, cela ne se décide pas d'emblée. Rien ne permet de présager de ce que durera le travail que vous viendrez faire ici. Ainsi certains font une première tranche, arrêtent car ils sont parvenus à une satisfaction, puis reviennent quelques années plus tard, poussés par les événements de la vie, pour remettre au travail une ou des questions qui n'avaient pas encore été abordées.